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Autour de la saison

Les conférences

LES SCIENCES DANS LA HAGUE – CONFÉRENCE ANNUELLE DU GEOPARC
Samedi 29 novembre – 9h à 12h30 au Pôle culturel Michel-Canoville

La Hague propose un nouveau rendez-vous, « Les sciences dans la Hague, conférence annuelle du Géoparc », afin de poursuivre son soutien à la recherche menée sur le territoire depuis de nombreuses années. Il vise à comprendre toutes les dimensions de cette péninsule qui s’avance dans la Manche, à en restituer les composantes depuis les temps les plus reculés et à en proposer un récit historique. Depuis l’histoire de la Terre qu’elle renferme, jusqu’au patrimoine naturel, culturel, ou immatériel qui la compose, l’objectif est ainsi chaque année de se donner rendez-vous, un samedi matin, en fin d’année, pour faire le point sur les actualités de la recherche scientifique menée sur le territoire de La Hague, à travers 4 interventions, 4 questions posées sur cette péninsule, dans une science accessible, à la portée du grand public.

Le conseil scientifique du Grand Site et Géoparc La Hague, à l’initiative de la programmation, vous propose de se pencher pour cette première édition 2025, sur cette continuité terre-mer qui nous relie aux îles anglo-normandes voisines. Soumise aux évolutions du niveau marin au cours des temps géologiques et à de forts courants aujourd’hui, c’est à travers le regard d’un géologue marin, d’un archéologue, d’un géomorphologue et géoarchéologue ou encore d’un océanographe qu’il vous sera proposé de la redécouvrir.

La pointe de la Hague se situe au coeur d’un puzzle géologique unique situé à l’extrémité du Cotentin dans le massif Armoricain et aux abords de la Manche. Résoudre ce puzzle oblige donc à croiser les regards du géologue à terre et en mer. En mer, accéder à l’information géologique implique d’utiliser des techniques particulières d’imagerie à la fois de la morphologie des fonds et du sous-sol. Ces observations doivent être complétées par des prélèvements qui par analogie permettent d’établir un véritable continuum géologique terre-mer. Nous éclairerons cette approche récente entre la fosse centrale de la Manche et la Hague en passant par les Casquets et Aurigny. Ces travaux révèlent le contrôle majeur de l’héritage structural fruit d’une histoire géologique complexe sur ce puzzle. Nous illustrerons comment ces principales structures seront re-mobilisées au cours des épisodes successifs de cette histoire jusqu’à la mise en place discutée des profondes incisions que forment les fosses de la Manche. Enfin, nous aborderons la question de l’activité récente possible de ces failles.

 

Les contextes abordés dans cette présentation concernent principalement les sites fouillés dans le Nord-Cotentin et les îles Anglo-Normandes, auxquelles s’ajoutent quelques données de surface. Les indices de fréquentation ou d’occupation de ces zones relativement éloignées des plaines jurassiques de Normandie au Néolithique ancien sont assez ténus et inégalement répartis : des vestiges directeurs de la culture de Blicquy/Villeneuve-Saint-Germain ont souvent été mis au jour hors contexte. De fait, les sites structurés sont plus fréquents au Néolithique moyen. En présentant ces sites, les vestiges qu’ils ont livré et leur répartition, nous interrogeons les raisons des inégalités géographiques et chronologiques dans la représentation des traces des premiers paysans de Normandie, leur rapport à un environnement fortement marqué par les influences maritimes, et leur économie au moment où nous parviennent les premiers indices de navigation entre les îles et le Cotentin.

Le massif dunaire de Biville-Héauville borde l’Anse de Vauville, dans la péninsule de la Hague. Il s’étend sur presque 700 hectares et constitue un site d’étude remarquable pour sa richesse géomorphologique, floristique et faunistique. Au nord, la Réserve Naturelle Nationale de la mare de Vauville s’étend sur 60 hectares alors que l’essentiel du massif est géré par le SyMEL (Syndicat Mixte des Espaces Littoraux de la Manche). L’étude géomorphologique des formations dunaires révèle une diversité de formes et de dynamiques : double cordon dunaire littoral, dunes soufflées sur l’escarpement bordier, dunes isolées ou agglomérées, dépressions humides interdunaires. Cette diversité des formes témoigne d’une histoire complexe qui reste encore en grande partie à décrypter. L’étude géo-historique révèle l’impact anthropique sur la morphologie du massif dunaire alors que les observations récentes montrent les conséquences de la fréquentation du massif.

Le Raz Blanchard, situé au large de la pointe du Cotentin, est connu pour ses courants de marée parmi les plus puissants d’Europe, atteignant parfois plus de 12 nœuds et façonnant un paysage marin unique. Cette conférence vous invite à découvrir cet environnement exceptionnel, où la force des marées et l’énergie des tempêtes sculptent en permanence les fonds marins. Nous détaillerons les phénomènes à l’origine de ces courants exceptionnels et leurs effets. Grâce à l’étude de la bathymétrie, nous verrons que le Raz Blanchard n’est pas seulement un lieu de forts courants, mais aussi un véritable labyrinthe sous-marin, avec ses fosses, ses plateaux, sa falaise sous-marine de 20 m de haut et ses vastes dunes constituées de graviers, témoins d’un transport sédimentaire intense et complexe. Ce site a un potentiel énergétique très important qui sera prochainement valorisé par des hydroliennes, les principes d’exploitation de cette énergie marine renouvelable seront présentés. Plongez avec nous dans un monde où la mer révèle toute sa puissance et où se mêlent sciences physiques et géologiques pour mieux comprendre ce site emblématique du littoral normand.

Tout public
Entrée libre sur réservation